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Résumés
des ateliers 2006
Le salon MEDINALGERIA a donné lieu
à l'organisation de huit ateliers dont les thèmes ont été choisis après
plusieurs entretiens avec les Pouvoirs Publics algériens que ce soit
au niveau des administrations centrales ou au niveau des autorités
déconcentrées de l'Etat. Un certain nombre de collectivités territoriales ont
également été consultées dans le cadre de rencontres bilatérales.
Il a également été tenu compte
des désideratas des entreprises algériennes et françaises ayant des produits et
services à proposer aux autorités locales algériennes.
Les thèmes retenus sont donc en
phase avec les problématiques algériennes locales mais nous sommes bien
conscients que d'autres thèmes auraient pu être retenus, qu'il s'agisse de
thèmes transversaux portant sur des approches conceptuelles (les pouvoirs des
collectivités locales; l'aménagement du territoire; le développement local,
la compétition des territoires ...) ou bien de thèmes plus étroitement
techniques et industriels (gestion des réseaux, signalétique, ...).
Ce sont
autant de thèmes qui méritent attention. Nous y reviendrons sans doute.
Atelier n°1/La passation des marchés publics et la commande publique
Atelier n°2/L’eau, son traitement, sa distribution
Atelier n°3/Les risques majeurs, naturels et
technologiques
Atelier n°4/Les transports urbains
Atelier n°5/Le logement
Atelier n°6/Les équipements (hospitaliers, sportifs,
éducatifs, commerciaux …) et leur financement
Atelier n°7/L'importance du partenariat et l'exemple de
l'Eclairage public
Atelier n°8/L'évolution du statut des ports et la place
des collectivités locales
Atelier n°9/Le traitement des déchets
Atelier 1 :
La passation des marchés
publics et la commande publique.
Intervenant : Mme Sylvie Bordy,
Directrice Générale « Assistance Marché Publics 3SE » (spécialiste de l’accès
aux marchés publics algériens).
Résumé de l’intervention :
Les appels d'offres internationaux
constituent une source d'opportunités pour les entreprises. Il faut néanmoins
résoudre une série d'obstacles, tant dans l'accès à l'information, que dans les
moyens à mettre en œuvre pour répondre aux demandes.
Il ne faut pas négliger qu’en
Algérie certains problèmes persistent encore : lourdeurs administratives,
réformes bancaires à peaufiner.
Mais de ressources et la volonté
sont grandes (agriculture, beaucoup de jeunes)
Il faut dire que le marché
algérien a beaucoup de potentiel : tout est à faire et les moyens financiers
sont bien là, grâce à la manne des hydrocarbures.
De plus, les Algériens ont
vraiment envie de changer les choses et les entreprises françaises peuvent
apporter le savoir-faire nécessaire.
Attention cependant : la notion de
temps n’est pas la même ici et il ne faut pas venir en Algérie en ayant besoin
de réaliser un chiffre d’affaires immédiat.
Les sociétés doivent comprendre
que le seul fait de soumissionner n'est pas suffisant pour gagner un contrat.
Il faut prendre le temps de créer
les contacts et nouer les partenariats d’affaires, qui par la suite, s’avèrent
fructueux. Le potentiel est énorme mais la démarche est très longue.
Un proverbe algérien dit :
« La meilleur façon de rentrer
dans un pays c’est avec les gens du pays »
Questions/Réponses
1 –
Est-ce que l’Algérie est dotée d’un Code des Marchés Publics ?
Oui l’Algérie possède un Code des
Marchés Publics, celui-ci a été remanié, il faut préciser que l’ancien Code peu
clair et peu appliqué était dénoncé par beaucoup d’entreprises. A la demande de
l’Union Européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce l’Algérie a pris
des dispositions afin de garantir la transparence de l’attribution des contrats
surtout dans des secteurs aussi sensibles que les hydrocarbures, les
infrastructures, ou bien encore le BTP.
2 -
Et l’application de ce code, le formalisme ?
Le nouveau Code des Marchés
Publics en vigueur en Algérie, prévoit désormais plus de transparence, d’équité,
de publicité, de la non-discrimination et de recours dans les diverses
opérations d’appels d’offres lancés. Il a en outre allégé les procédures afin
d’éliminer les retards dus à la bureaucratie.
Toutes ces dispositions sont mises
en œuvre avec un contrôle en amont à travers un cahier des charges, d’évaluation
des offres et la commission d’ouverture des plis.
3 –
Comment peut-on obtenir l’information des Appels d’Offres Algériens ?
Nous travaillons avec un
partenaire qui peut envoyer tous les jours par e.mail les appels d’offres
algériennes par secteur d’activité.

Atelier 2
:
L’eau, son traitement, sa
distribution.
Intervenant : Bernard Auclair
Associé Gérant de BACONSEAU SARL, consultant (eau, assainissement urbain),
ancien Directeur de projets internationaux chez Suez Environnement
Résumé de l’intervention :
La ressource en eau est un enjeu
planétaire qui concerne l'humanité tout entière.
L’ONU évalue à 80 milliards par an
les investissements actuels dans ce domaine alors que les besoins seraient de
180 Milliards par an si l’on veut atteindre les objectifs du millénaire qui
prévoient de réduire de 50% en 2015 la population n’ayant pas accès à l’eau
potable.
Mais l'eau, ce sont aussi des
enjeux nationaux, régionaux et surtout locaux.
L’eau est un don du ciel entend on
dire souvent et, partant de ce constat, nombreux sont ceux qui pensent que l’eau
doit coûter peu, voire être gratuite.
Certes, l’eau des sources des
rivières et des lacs est disponible et ne coûte rien et il n’est pas interdit
d’aller y puiser quelques seaux. Mais cette eau est rarement potable et n’est
pas facilement accessible, surtout dans les zones urbaines.
Tremper son seau dans un puits
est déjà une opération qui occasionne un coût : il faut investir pour construire
le puits. Alors que dire lorsqu’il faut réaliser des barrages pour la capter, la
pomper, la transporter, la traiter et la distribuer, sans parler de son
retraitement avant rejet dans le milieu naturel ?
Cette eau est toujours gratuite
mais en est il ainsi du service rendu lorsqu’elle est potable et disponible 24 h
/24 dans sa cuisine ou sa salle de bain ?
Même lorsque ce service est assuré
dans ces conditions, trop de gens considèrent encore que l’eau doit être
gratuite. Si elle l’est il faut bien que quelqu’un supporte les coûts
nécessaires à la réalisation des infrastructures et à leur exploitation (main
d’œuvre, énergie, produits chimiques etc.)
Après tout, le pétrole est aussi
gratuit la ou il se trouve mais personnes n’imagine qu’il puisse être délivré
gratuitement raffiné à la pompe.
Où est la différence ?
Elle réside dans le fait que l’eau
est vitale alors que le pétrole l’est beaucoup moins, encore que la vie de tous
les jours des populations est aujourd’hui très dépendante du pétrole.
Si l’on y prend garde, à trop
véhiculer l’idée que l’eau doit être peu chère on risque d’encourager le
gaspillage et par voie de conséquence accentuer la pénurie la ou le bilan
besoins - ressources est déséquilibré.
Il ne s’agit pas là d’un
raisonnement purement intellectuel, de nombreux exemples de pénurie simultanée
au gaspillage consécutifs à une mauvaise gestion existent de par le monde :
Tarifs trop bas, mauvais comptage, facturation défaillante, encaissements
laxistes.
Il n’est pas rare de constater des
consommations importantes par habitant et des situations de pénurie épisodiques
ou permanentes.
En Hongrie, la ville de BUDAPEST
produisait environ 500 l/Jour/habitant à la fin des années 1980, époque ou l’eau
était gérée par une société nationale subventionnée avec une gestion des abonnés
(facturation, encaissements ) rigoureuse mais un tarif très bas.
Aujourd’hui, avec une gestion tout
aussi rigoureuse par les municipalités mais avec un tarif permettant
d’équilibrer les charges, la production est tombée aux environs de 200 l/j/hab,
ratio plus conforme aux standards européens.
Heureusement pour elle, la ville
de BUDAPEST n’a pas connu la pénurie mais que penser d’une gestion qui a conduit
à réaliser des ouvrages pour 500 l/j/hab là ou 200 suffisaient ?
Il est donc important que les
citoyens prennent conscience que l’eau, telle qu’elle est délivrée aujourd’hui
par les réseaux publics à un coût et qu’il vaut mieux que le consommateur
supporte, au moins en partie ce coût, en proportion de sa consommation.
La responsabilité de la gestion de
la distribution publique d’eau potable appartient au pouvoir politique. Dans ce
domaine ce pouvoir s’exerce parfois au niveau national mais il est souvent, et
de plus en plus, au niveau des élus régionaux et locaux, notamment dans les pays
industrialisés.
Ces responsables politiques ont
parfois tendance, sous la pression de l’opinion publique, à s’abandonner à
l’idée d’une eau peu chère et, partant, à ne pas inciter leurs services ou
prestataires à faire les efforts de gestion rigoureuse de ce service : Pourquoi
faire des efforts de gestion de quelque chose qui n’a pas de valeur ?
Il y a aussi parfois un décalage
entre le discours qui évoque une eau « précieuse » ou « rare » et la faiblesse
de la gestion quotidienne de la facturation et de l’encaissement telle qu’elle
est souvent constatée par les professionnels de l’eau.
Cette faiblesse n’est pas toujours
également répartie : des consommateurs influents, publics ou privés passent au
travers des mailles du filet mais le consommateur de base s’acquitte normalement
de ses obligations envers le service.
Cette situation conduit au
contraire des idées généreuses que l’on prétend défendre : Le consommateur ayant
peu de moyen paye pour sa petite consommation vitale alors que certains gros
consommateurs gaspillent et ne paye pas : Le pauvre paye pour le riche !
Face à certaines situations
dégradées, certains pouvoirs politiques ont eu recours à la gestion de leurs
services par des prestataires privés en pensant que le privé était plus à même
de redresser la situation et de gérer correctement le service.
Ce raisonnement qui peut donner
des résultats à ses limites : Un gestionnaire privé pourra effectivement
améliorer la situation si c’est un bon professionnel mais sera toujours
confronté à la logique économique de l’équilibre entre les charges et les
dépenses résultants de son contrat : Il n’y a pas de contribuables derrière la
société privée pour éponger les déficits du service comme dans une gestion
publique.
Par ailleurs on a souvent vu des
responsables, plus ou moins bien conseillés, émettre des cahier des charges
draconiens pour cadre de la délégation du service, passant du laxisme le plus
total à un degré d’exigence financière insupportable pour le délégataire mais
aussi et surtout pour le consommateur final. On ne peux pas passer d’un état
d’investissement quasi nul avec des ouvrages très dégradés à un programme
d’investissement trop ambitieux et trop rapide pour remettre à niveau les
infrastructures en quelques années de contrat. On ne peut faire supporter à la
génération active actuelle un effort que plusieurs générations antérieures
auraient du supporter.
L’exemple Argentin de BUENOS AIRES
est significatif dans ce domaine, aggravé par des problèmes de taux de change :
On ne peux emprunter en dollars avec une monnaie « dollarisée » et rembourser
avec une monnaie qui a perdu 70% de sa valeur sans se reposer la question de
l’équilibre économique du contrat.
Face à ces constats il est
possible d’avancer quelques principes directeurs pour la bonne gestion d’un
service de distribution d’eau potable :
L’eau potable au robinet à un coût
et le tarif doit refléter ce coût
Le consommateur quel qu’il soit
doit payer en fonction de sa consommation et il n’y pas d’eau « gratuite »
Le pouvoir politique responsable
de la distribution publique doit promouvoir ces principes quitte à minimiser ce
coût pour les usagers les plus défavorisées par une politique tarifaire adéquate
Ces principes s’appliquent que la
gestion soit publique ou privée
Il serait souhaitable que le
pouvoir politique définisse par contrat les droits et obligations de son
gestionnaire, public ou privé.
Si le gestionnaire est privé, il
est indispensable de prévoir un équilibre économique du contrat et des rendez
vous de renégociation contractuels périodiques pour le maintenir.
Questions/Réponses
1-
Jusqu’où doit on aller dans la recherche de la qualité de l’eau si l’on ne
dispose pas de moyens financiers suffisants ?
Selon les recommandations de
l’Organisation Mondiale de la Santé, la qualité de l’eau se mesure par de très
nombreux paramètres (plusieurs dizaines) avec des limites à ne pas dépasser pour
obtenir la qualification d’eau potable.
Parmi ces exigences, certaines
sont incontournables, notamment l’absence d’éléments toxiques physico chimiques
ou de germes pathogènes, dès lors que l’on recherche avant tout une eau pouvant
être consommée sans risques par la population. Il convient donc de mettre en
place les moyens de contrôle de qualité (prélèvements, analyses) suffisants et
de correction (traitement) si nécessaires (désinfection au minimum) et de
satisfaire très rigoureusement ces impératifs.
D’autres paramètres sont par contre secondaires et ne présentent que des
inconvénients mineurs lors de la consommation.
Exemples : Teneur en fer
Teneur en manganèse
Turbidité
Goût
Le dépassement des normes sur ces
paramètres entraîne des désagréments (turbidité, saveur, odeurs) pour le
consommateur mais ne remettent pas sa santé en cause pour peu qu’ils soient
raisonnables et/ou occasionnels
Il convient de se méfier davantage
d’une eau limpide, sans goût et chargée de germes pathogènes que d’une eau
légèrement trouble ayant le goût de chlore correctement désinfectéé.
Lorsqu’un réseau de distribution
est alimenté par plusieurs ressources, il vaut mieux s’assurer de la
désinfection de toutes les ressources plutôt que de vouloir atteindre la
perfection du traitement dans l’une des ressources en négligeant les autres.
Le risque provient du fait que les
paramètres organoleptiques (turbidité, goût, odeurs) sont perceptibles par tous
alors que seules des analyses sérieuses et fréquentes peuvent détecter le risque
de germes pathogènes.
2-
Quel est le bon prix de l’eau ?
Le bon prix de l’eau est celui qui
permet au gestionnaire de disposer de ressources financières suffisantes pour
équilibrer les charges du service : Main d’oeuvre, énergie, produits chimiques,
frais administratifs, amortissement et renouvellement des ouvrages.
L’équilibre des charges est
incontournable pour permettre la pérennité du service.
Il peut être atteint par
différents moyens :
- Maîtrise des charges : Attention
au gaspillage de l’eau par les fuites sur le réseau ou chez l’usager
- Maîtrise et rigueur dans le
comptage, la facturation et l’encaissement :
Ce n’est pas tant le prix de l’eau
qui compte que les montants encaissés
Rien ne sert d’augmenter le prix
de l’eau si seulement la moitié des volumes distribués est facturée et
encaissée.
La pratique d’un prix de l’eau
trop bas génère souvent du gaspillage chez l’usager.
Un bonne solution consiste à
pratiquer un prix progressif : Bas pour une faible consommation et
progressivement plus élevé pour les consommations plus fortes. Cette pratique,
associée à une gestion rigoureuse des facturations, permet de limiter la charge
pour les petits consommateurs tout en obligeant les gros à limiter leur
consommation à des valeurs raisonnables.
Si les tarifs sont considérés trop
élevés pour les foyers à faible revenu, des subventions peuvent leur être
accordées mais de préférence par un organisme spécialisé dans l’aide sociale qui
aura les moyens d’apprécier la nécessité de cette aide.
Enfin il est toujours possible de
prévoir le versement d’une subvention d’équilibre au budget par le pouvoir
politique en charge de la distribution de l’eau : Cette pratique permet de
réduire le prix de l’eau payé par le consommateur mais transfère la charge sur
le contribuable.
3-
Quel est le meilleur système de
gestion : Public ou Privé ?
Il n’y a pas a priori de meilleur
système : Le bon système est celui qui apporte un service de qualité au meilleur
coût.
Ensuite, la décision appartient au
pouvoir politique en fonction de la situation locale.
On peut tout de même apporter
quelques éléments pour éclairer la discussion :
Les formes de gestion privée sont
très diverses allant de la plus légère (contrats de prestations de services
partiels) à la plus lourde (Privatisation totale à l’anglaise) en passant par
les intermédiaires que sont l’affermage et la concession
La gestion n’est jamais totalement
privée et le pouvoir politique garde et doit garder un droit de regard sur la
gestion :
Exemple : Agences de régulation
(OFWAT) en Angleterre
Il y a beaucoup d’exemples ou le
passage d’une gestion publique à une gestion privée a amélioré la situation
(qualité et permanence du service, équilibre financier, qualité de la
maintenance etc.)
Ce passage à une gestion privée
s’accompagne parfois d’une hausse des tarifs mais souvent parce que l’effort de
mise à niveau des tarifs n’avait pas été fait avant.
L’introduction d’un partenaire
privé s’accompagne toujours de la mise en place d’un cahier des charges
contraignant pour l’opérateur qui fixe les règles du jeu, notamment en terme de
tarif et de qualité de service.
L’existence d’une obligation
contractuelle formelle et respectée entre un opérateur public et le pouvoir
politique est rarement constatée.
Ces deux constatations constituent
à mes yeux un des facteurs fondamentaux du succès des opérateurs privés

Atelier 3
:
Les risques majeurs, naturels et
technologiques.
Intervenants : Pierre Marie
Duhamel, Président de l’Association Nationale des Communes pour la Maîtrise
des Risques Technologiques Majeurs & Pascal Vaillant Auef Lorraine,
Coordinateur du projet Rinatech, prévention des risques majeurs naturels
(programme européen Leonardo).
Questions/Réponses
1-
Les cours sur les risques naturels et technologiques que vous présentez sur
le site Internet
www.rinatech.org sont en français et en différentes langues
européennes, est-il possible de les avoir en arabe ?
Ce site a été financé par la
Commission Européenne (à environ 75 %) dans le cadre du programme » Léonardo »
n° FR/04/B/P/PP-151157 Les publics cibles du projet Rinatech sont les élus ou
fonctionnaires des petites collectivités locales (moins de 10 000 habitants).
Si nous trouvons ou si vous disposez des ressources pour leur traduction en
arabe, nous chargerons ces traductions sur le site Internet
www.rinatech.org
Le choix des risques fait par le partenariat du projet peut réellement
intéresser les collectivités locales algériennes (Sismologie, Inondations, Feux
de forêt…) qui peuvent consulter gratuitement les modules de ce site.
2-
Vous venez de nous parler de la possibilité donnée aux élus locaux d’évaluer
les risques potentiels de leur commune, pouvez vous préciser cet aspect ?
R- Si le risque encouru par la
collectivité territoriale est traité par le projet, outre un cours de
vulgarisation sur ce risque, ses conséquences possibles et les mesures
préventives à prendre, chaque module du site Internet
www.rinatech.org
comporte une grille d’autoévaluation permettant de mesurer le risque potentiel
de la commune. Les résultats de cette évaluation peuvent servir de point de
départ à une étude plus approfondie diligentée localement par des spécialistes
de ce risque.
3-
Vous parlez de cours de vulgarisation, est- ce à dire que ces cours sont
compréhensibles par tout le monde ?
Oui, un niveau de fin d’études
secondaires sans connaissances particulières sur le sujet suffit pour apprendre
les bases d’un risque naturel ou technologique, pour évaluer les conséquences
possibles et pour connaître les principales mesures de prévention à prendre.
D’autre part le site Internet
www.rinatech.org est d’accès libre et
totalement gratuit.
Dix risques sont traités :
· Accidents stockage
(Seveso)
· Inondations
· Glissements de terrain
· Incendies urbains
· Transport de matières
dangereuses
· Champs de bataille
· Accident production (process)
· Feux de forêts
· Affaissements miniers
· Sismologie
· Accidents stockage
(Seveso)

Atelier
4 : Les transports
urbains.
Intervenant : François Moulins,
Directeur Général du Syndicat Mixte des Transports en commun de l’agglomération
clermontoise (Clermont-Ferrand)
Questions/Réponses
1-
Pourriez-vous nous dire pourquoi assiste-t-on au renouveau des tramways dans
les villes ?
La demande de mobilité est
croissante partout, surtout en milieu urbain.
Les villes capitales et leurs
banlieues connaissent un accroissement démographique lié à l’attractivité de
leurs activités plurielles. Au-delà des zones périurbaines, apparaissent de
véritables cités satellites périphériques où se multiplient des zones d’emplois,
de commerce, des établissements scolaires…
Les besoins de transport sont
multiples et complexes, et la réalisation des équipements correspondants
s’inscrit dans une programmation très souvent longue en durée, complexe dans la
méthodologie juridique, coûteuse financièrement, nécessitant le rassemblement
des énergies et des différentes autorités.
Par souci d’aménagement des
territoires et de cohérence urbaine, les gouvernements doivent donc faire face
aussi à l’aménagement des services de transport, dans et à travers les capitales
nationales, mais aussi pour les métropoles régionales.
A ce niveau de densité urbaine, de
simples lignes affrétées de cars ou de bus, les taxis individuels et collectifs
n’offrent pas toutes les réponses.
Les grands flux quotidiens de
populations, identifiés par ce qui est appelé techniquement la circulation « origine-destination »,
nécessitent l’engagement d’axes de type T.C.S.P (Transport en Commun en Site
Propre) dotés de matériels divers : bus rapides, tramway sur pneus, tramway sur
fer, ferroviaire lourd.
Chaque contexte urbain offre sans
aucun doute ses propres particularités en ce sens ; le modèle ou l’exemplarité
sont à proscrire.
Je viens de réaliser à Clermont
Ferrand, dans le centre de la France, un système complet de tramway urbain sur
14 km. Déjà 30 000 voyageurs l’utilisent chaque jour.
2-
Pourriez-vous nous décrire, concrètement, ce qui vient d’être réalisé à
Clermont Ferrand ?
Tout d’abord le projet s’inscrit
dans une aire urbaine de 400 000 habitants avec des entreprises industrielles
importantes (Michelin) et un site naturel périphérique, la chaîne des Volcans
d’Auvergne.
L’action a été portée en Maîtrise
d’Ouvrage Publique par un Syndicat Mixte de Transport qui rassemble les
autorités territoriales publiques. Cette structure, qui est aussi Autorité
Organisatrice de Transport compte 80 agents dont 40 cadres, plus des assistances
techniques telles Ingerop et Systra.
Les caractéristiques de la ligne
de tramway sont les suivantes :
- population desservie :
63 % des étudiants soit 20 200 sur 32 000, 17 000 scolaires, 10 établissements
de santé sur 18, 7 stades, 5 complexes sportifs, 2 piscines, 1 patinoire, 75 000
habitants et 55 000 emplois à moins de 300 mètres,
- connexions avec la
ligne : 5 parcs relais : tramway et véhicules particuliers, 7 pôles d’échanges
intermodaux, lieux de connexion entre le tramway, le train, les bus urbains, les
cars interurbains, les vélos, les taxis, réseau de bus restructuré,
- le matériel roulant :
tramway sur pneumatiques : silence, adhérence, souplesse, suspension naturelle,
maintenance facile, légèreté de roulement ( 7 tonnes par essieu, 6 bars de
pression au sol, 75 kg par galet),rail unique de guidage, modularité sur mesure,
gamme évolutive, rebroussement (véhicule bi-directionnel), rayon de giration
faible, définition du véhicule (largeur 2,20 m, hauteur 2,95 m, 70 % de surfaces
vitrées, plancher bas intégral avec une hauteur de 25 cm, mode électrique
respectueux de l’environnement, emprise de la double voie d’environ 5 m soit 30
% de gain d’espace aménageable, système de guidage par galets, capacité totale
d’environ 200 personnes,
- éléments périphériques :
accessibilité handicapés, stations de tramway avec services : signalétique,
horloge, système d’information voyageurs, informations (horaires, plan du
réseau), plan du quartier, borne d’appel sécurité, distributeur de titres de
transport, local technique, le Centre de Maintenance : équipement mixte tramway
et bus de 55 000 m², architecture marquée dans un quartier d’habitat social, 90
emplois liés au Centre de Maintenance, écogestion (capteurs photovoltaïques en
toiture pour la production d’énergie électrique), aménagements urbains : places,
terrasses et commerces, autres réalisations : 3 sites en Italie, une ligne en
Chine (Est de Pékin).
3-
En quoi une ligne de tramway modernise-t-elle la ville ?
La modernisation des transports
publics urbains (au sens large du terme) détermine une action sur l’ensemble de
ces composantes, agissant sur l’offre de service : administrations, autorités
organisatrices, entreprises et artisans, grands opérateurs…
S’agissant de la demande, celle-ci
évolue du déplacement traditionnel de type « domicile – travail », la mobilité
des populations s’exprime pour toutes ces composantes : les activités
professionnelles de journée, les activités commerciales plus « ouvertes » en
journée, les scolaires et les étudiants, la demande de mobilité en matière de
tourisme et de loisirs.
Le travail féminin,
l’accessibilité au transport public pour les handicapés et les Personnes à
Mobilité Réduite constituent, par exemple, d’autres domaines à considérer.
Le domaine des transports urbains
constitue sans doute une action publique qui peut impacter le plus rapidement et
le plus concrètement l’amélioration du fonctionnement des villes.
L’autorité publique doit donc
faire face à de nombreuses responsabilités : choix des modes de déplacement et
partage modal de la voirie, respect de l’environnement : pollution de l’air, le
bruit, les accidents.., maîtrise des filières énergétiques (gasoil, essence
dessoufrée, filtres à particules, GNV, électricité), ambitions technologiques,
innovations, recherche, accessibilité citoyenne des transports : les salariés,
les jeunes, les étudiants, les handicapés…
Ces actions nécessitent la mise en
œuvre de plans de communication, et de campagnes d’information lisibles et
appropriables par le grand public. Elles nécessitent aussi l’utilisation de
moyens de communication : plaquettes, tracts, radios, télévision, Internet…
Les échanges d’expériences et de
savoir-faire, les transferts de technologies et de compétences doivent enrichir
les éléments d’aide à la décision pour réaliser.
La coordination des moyens et la
réalisation d’aménagements ne doivent pas sous estimer l’efficience ensuite de
l’exploitabilité du système constituant un réseau de transport au sein d’un
bassin de mobilité.
Dans l’intérêt public et de l’usager-client,
la performance de la gestion doit être recherchée : comment investir,
l’entretien et la maintenance, les contrats de prestation, les retours
d’investissement, les modes de rémunération, les tarifs publics…
Par ailleurs, la réalisation de
grands investissements de transport en milieu urbain nécessite des précautions :
gérer les nuisances des chantiers, les éventuelles indemnités des commerçants
lésés par le fonctionnement des chantiers, maintenir les déplacements des
services publics : ambulances, police, gendarmerie…
Ces actions permettent néanmoins
d’inclure, tant au niveau des études que de la réalisation, par contrat, des
écoles d’ingénieurs et les universités.

Atelier 5 :
Le logement.
Intervenant : Michel Terrioux,
Délégué Général de la Chambre FNAIM Paris Ile de France, Rédacteur en Chef de la
revue Professions Immobilières, ancien Directeur Général de la Chambre Régionale
de Commerce et d’Industrie de Lorraine.
Questions/Réponses
1-
Que pensez-vous de la situation juridique dans le domaine de l’habitat ?
Force est de constater qu’il y a
un changement important, depuis la création d’un secteur privé et libre depuis
trois ou quatre ans. La création d’un permis de construire est une bonne chose,
même s’il n’y a pas à ma connaissance de certificat technique.
Vraisemblablement, les collectivités locales ont un rôle à jouer en respectant
les délais d’obtention de permis de construire, et de lutte contre les
habitations réalisées sans permis.
2-
Que pensez-vous de l’industrie du secteur de la construction et des
technologies ?
Depuis le séisme de 2003, une
véritable prise de conscience des autorités publiques a été faite. Il n’en
demeure pas moins que le secteur de la construction reste pour les 26.000
entreprises de bâtiment et travaux publics algériennes, traditionnel. En tout
état de cause, il est important pour les entreprises de bien connaître leurs
prix de revient et de les calculer ; de même, pour les donneurs d’ordre, d’avoir
une véritable politique d’appel d’offres.
Enfin, l’accompagnement financier
et bancaire du secteur de la promotion devrait se renforcer dans le cadre d’une
économie de marché, car bien souvent les promoteurs algériens ont des
difficultés de ressources financières.
3-
Le rapport de l’ONU sur
l’habitat 2005 souligne la nécessité d’une vision à long terme. Qu’en
pensez-vous ?
Il me semble qu’effectivement dans
le domaine du logement il est nécessaire d’avoir une vision à long terme qui
puisse préserver l’équité économique, et protéger l’environnement. De même, les
membres de l’ONU ont eu raison de souligner leurs interrogations sur la capacité
des élus locaux à anticiper des changements sur le long terme.

Atelier 6
: Les équipements
(hospitaliers, sportifs, éducatifs, commerciaux…)
Intervenant : Stanislas Boutmy
directeur général. Public Evaluation System (agence française de notation
spécialisée dans l’évaluation financière des collectivités locales)

Atelier 7
: L’importance du
partenariat et l’exemple de l’Eclairage public
Intervenant : Pierre Daniel,
Conseiller français du Commerce Extérieur.

Atelier 8
: L’évolution du statut
des ports et la place des collectivités locales
Intervenant : Aline Ferrault,
expert gestion portuaire, directrice des Formation Maritime au Centre de
Formation des Elus Locaux.
Questions/Réponses
1-
Quel est le rôle des
collectivités locales, en Algérie et en France, dans les processus de réforme
portuaire ? (réforme de la gestion portuaire)
En raison de l’importance
économique et stratégique des ports maritimes, les Etats se sont impliqués
directement dans leur gestion pendant longtemps. Aujourd’hui l’administration et
plus globalement le secteur portuaire sont en pleine mutation. En effet, la
libéralisation de l’économie se généralisant, cela a conditionné la gestion
portuaire. Pour répondre aux mutations du secteur portuaire et à l’essor du
trafic maritime, des réformes portuaires sont en cours dans plusieurs états.
C’est le cas de l’Algérie qui, dans la perspective d’une future adhésion à
l’Organisation mondiale du commerce et dans le cadre de son accord d’association
avec l’Union européenne, entreprend la modernisation de son système portuaire.
Le plan de développement portuaire qui représente un investissement de 400
millions de dollars (jusqu’en 2010), nécessitera également une réforme
institutionnelle du cadre juridique, notamment sur le régime des concessions.
A l’instar des autres secteurs
d’activités économiques et commerciales, les ports d’Algérie ont fait l’objet
(en 2006) de mesures dites d’assainissement et de mise à niveau. Ces réformes
ont provoqué des grèves en mai 2006. Les syndicats craignaient une privatisation
de l’activité portuaire, avec pour conséquence une perte d’effectifs. Le
Ministère les a rassurés en affirmant que l’Etat restera toujours le
propriétaire des ports ; il aura par contre la possibilité d’accorder à un
exploitant l’autorisation de gérer. Les pouvoirs publics algériens et le
directeur des ports, M. M’Hareb insistent sur la nécessité d’accompagner les
processus de modernisation portuaire qui s’opèrent dans le monde, pour une
meilleure gestion afin de rendre les ports algériens plus performants et évoluer
ainsi avec de meilleurs atouts dans un système très concurrentiel.
En France, une nouvelle étape de
la décentralisation (après le transfert de compétences résultant de la loi du 22
juillet 1983 portant sur la gestion de l’espace portuaire) a été consacrée par
la loi du 13 août 2004. La gestion de la plupart des ports maritimes va être
transférée, au plus tard le 31 décembre 2006, aux collectivités territoriales ou
à leurs groupements. La propriété, l’aménagement, l’entretien et la gestion des
ports non autonomes appartenant à l’Etat feront l’objet, au plus tard le 1er
janvier 2007 d’un transfert aux collectivités territoriales et à leurs
groupements, là où sont situés ces installations. Dans le cadre du projet de loi
de modernisation portuaire (toujours en discussion) il est prévu, en accord avec
le mouvement de décentralisation et d’affirmation de la personnalité juridique
des collectivités locales, de les associer plus étroitement à la gestion des
ports. C’est le cas aussi du monde économique contribuant au développement
portuaire (usagers du port, entreprises portuaires) puisque ce projet envisage
de créer au sein du conseil d’administration du port un Conseil de développement
économique à caractère consultatif avec des représentants de ce monde
économique.
En Algérie, les collectivités
locales ne sont pas associées au processus de réforme portuaire. L’Etat est et
reste le seul propriétaire des ports et le partenariat se fait directement avec
les opérateurs privés. L’Algérie reste un état fortement centralisé, à l’image
d’ailleurs de la France avant les différentes étapes de la décentralisation.
2-
Le partenariat entre le secteur
public et privé s’est développé dans l’aménagement et l’exploitation des ports.
De quelle manière est-il utilisé en Algérie, et en France ?
En France, le port autonome de
Dunkerque a institué des conventions d’exploitation de terminal totalement géré
par des opérateurs privés. Il a rejoint ainsi l’exemple des grands ports, belges
et néerlandais. Le projet de loi de modernisation portuaire (et donc le
gouvernement) prévoit de développer les prises de participation du port dans les
sociétés privées et veut renforcer sa fonction commerciale, en passant d’une
logique d’usager du port à une logique de client et d’une gestion
administrative à une logique d’entreprise. Ce processus va à l’encontre de la
tendance européenne qui va davantage vers un rôle commercial plus réduit des
autorités portuaires au profit du privé. Afin de dynamiser la gestion des ports
autonomes, l’Etat a créé les conventions d’exploitation de terminal (le modèle
type figure dans le Code des ports maritimes). Cette convention simplifie le
rapport contractuel entre les partenaires publics et privés.
L’état algérien ayant prévu la
possibilité d’accorder à un exploitant privé l’autorisation de gérer Le domaine
portuaire en Algérie attire de plus en plus les opérateurs internationaux,
notamment américains, qui s’intéressent à la modernisation et à l’extension des
ports existants. Ces opérateurs s’intéressent à la création de nouvelles
structures ou de projets structurants, comme celui que projette de construire
dans le delta des Issers (dans la wilaya de Boumerdes), ADC (Algerian
development corporation), une société de droit algérien à capitaux américains.
L’ADC a déjà à son actif la réalisation du terminal à conteneurs au port de
Bejaia, en partenariat avec l’entreprise portuaire de Bejaia.
3-
En observant et en analysant l’activité respective des ports algériens et
français, quelles solutions semblent les plus adaptées ? (quels sont les ports
les plus compétitifs ?)
La plupart des grands ports
algériens sont en seulement quelques années devenus très compétitifs. En optant
pour une gestion par des opérateurs privés, avec des investissements nationaux
et internationaux (de partenaires privés étrangers), ils ont suivi le modèle des
ports hanséatiques qui sont parmi les plus compétitifs du monde.
La France a « du mal » à évoluer
et à passer à un système de gestion portuaire libéralisé. En conséquence, malgré
un excellent potentiel, ses grands ports restent moins compétitifs que leurs
voisins du nord de l’Europe (Anvers, Rotterdam, …)
On peut conclure de l’ensemble de
ces éléments que l’évolution du statut des ports doit se concrétiser par une
gestion participative entre l’Etat et les acteurs régionaux, en allant plus loin
que les contrats de plan Etat Région. Les acteurs locaux et régionaux doivent
être pleinement associés et participer à la définition des réformes, rendues
nécessaires par les évolutions européennes. Pour définir les modalités
d’exercice de cette gestion régionale, pour en garantir le bon fonctionnement et
l’efficacité, il importe de prendre en compte les spécificités de chaque port.

Atelier
9 :
Le traitement des déchets.
Intervenant : Lydie Ougier,
Adem
Questions/Réponses
1-
Quels objectifs fixer pour une bonne gestion des déchets ?
A l’image des directives données
au niveau européen, une politique déchets peut s’articuler principalement autour
de trois axes qui sont par ordre de priorité :
-
Réduire les quantités de
déchets produits et leur nocivité. Cet axe a fait l’objet, dès février 2004,
d’un plan d’actions national pour la prévention des déchets ;
-
Valoriser les déchets par
recyclage ou comme source d’énergie en maîtrisant les coûts ;
-
Eliminer les déchets
résiduels.
Dans tous les cas, il convient de
s’assurer que les moyens mis en œuvre pour atteindre ces objectifs n’ont pas
d’effets préjudiciables sur la santé de l’homme et sur l’environnement.
2-
Quels moyens mobiliser pour atteindre ces objectifs ?
Pour mener à bien ces objectifs,
les moyens d’intervention suivants peuvent être déployés :
-
L’élaboration de cadres
réglementaires, normatifs
-
L’animation et le financement
de programmes de Recherche & Développement
-
La constitution et l’animation
de systèmes d’observation des flux et des coûts
-
La sensibilisation,
l’information et la formation des publics
-
L’incitation économique et
fiscale…
3-
Quel soutien un organisme comme l’ADEME peut apporter à l’Algérie ?
Il convient tout d’abord de
rappeler que l’ADEME est un Etablissement Public à caractère Industriel et
Commercial (EPIC) français sous tutelle des ministères en charge de l’Ecologie
et du Développement Durable, de l’Industrie et de la Recherche. Sa mission est
de contribuer au renforcement de la prise en compte de la maîtrise de l’énergie,
de la protection de l’environnement et du développement durable au niveau
français et international.
Dans ce cadre, l’ADEME a
développé avec l’Algérie depuis de nombreuses années des accords de coopération
sur la maîtrise de l’énergie. Dans le domaine des déchets, elle pourrait
également apporter son soutien technique et méthodologique pour, par exemple :
-
La réhabilitation des anciens
dépôts sauvages des déchets ;
-
La formation à l’exploitation
de Centres de Stockage de Déchets ;
-
La constitution d’une base de
données sur les déchets…

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